Voià, ça fait un moment que je suis pas revenue, depuis le début de l'année j'avance comme je peux.
Je pense que j'ai fais une dépression tout le début d'année, je suis suivie par ma psy et ça ne fait du bien. Mais ça reste dur....C'est bientôt l'anniversaire de ma maman, le 4 septembre et comme l'année passée, ça va être dur.
Elle me manque. Je rêve d'elle et à mon réveil, je ne sais quoi penser. Je voudrais tant à nouveau pouvoir la serrer dans mes bras, lui dire à quel point je l'aime. Pouvoir compter sur elle, la savoir près de moi. Tout ça et terminer. Plus jamais, plus jamais.
Quand je ferme mes yeux, je la revois et ça me fait mal mais en même temps ça me rassure. Ca me rassure de me souvenir toujours de son visage, de ses traits et de leurs particularités. Elle avait une cicatrice au dessus de la lèvre inférieur, je m'en souviens. Elle avait un grain de beauté sur le front côté gauche. Elle commençait à avoir des cheveux blancs, elle devait se faire beaucoup de soucis. Ses mains je m'en souviens, j'ai les même. J'ai également beaucoup de grains de beauté, comme elle avait. Et son visage, je lui ressemble beaucoup, j'ai son nez. J'ai un peu de ma maman et un peu de mon papa. Mais ça ne me suffit pas.
Ma relation avec mon bp s'est un peu dégradée. Le 1er août je me suis énervée contre lui car il a été trop intrusif dans ma vie avec mes enfants et je l'ai envoyé péter. Il l'a mal pris. Il n'a jamais eu de fille donc ne sais pas comment me parler. Mon beau-père est alcoolique, ne veut pas l'admettre et fait souffrir sa famille et moi je ne supporte pas. Personne en dit rien et moi je peux pas. J'ai ouvert ma gueule et ça a mal passé. Mais après avoir vécu l'enfer avec mes parents, il est hors de question que je revive ça avec mon beau-père.
Je suis toujours de mon mari, mais comment ne pas l'être? Lui a ses deux parents, ils profitent de leurs petits-enfants et moi, je suis orpheline. Comment ne pas être amer et pleine d'amertume quand je vois mes beaux-parents avec mes enfants et me dire que mes parents jamais ils ne les connaitront. Je ne vais pas cacher mes émotions. Mes enfants ont bientôt 16 mois et j'ai toujours de la peine quand je les vois dans les bras de leur grand-parent. Je tourne la tête. La vie est injuste, si injuste. Oui j'avance mais j'ai mes moments de faiblesse.